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samedi 23 août 2008

La photographie à la New York Public Library et l’exposition "Eminent Domain" - ViteVu

La photographie à la New York Public Library et l’exposition "Eminent Domain" - ViteVu

Paruline Jaune

Photo prise au bois Papineau à Laval.

vendredi 22 août 2008

Un nouveau Canon

A l'approche de la Photokina serait-ce le temps des fuites, teasing, et autres stratégies marketing créant buzz, spéculations et attentes des experts avides de nouveaux appareils numériques.

En l'occurrence c'est peut-être Canon qui s'est livré à ce petit jeu : en effet, le site de Canon China aurait "involontairement" laissé filtrer des pages concernant le futur (à envisager comme futur proche!!!) réflex Canon EOS 50D. Comme souvent les pages concernées ne sont pas rester très longtemps en ligne, maisd'aucuns auraient réussi à prendre quelques éloquentes captures d'écran : spécifications Canon EOS 50d

A lire les spécifications, le Canon 50d serait un appareil assez alléchant bien que pas spécialement révolutionnaire :

  • capteur APS-C (coefficient 1,6x) de 15,1 mégapixels
  • processeur d’image DIGIC 4
  • Sensibilité 100 à 12 800 ISO
  • mode hautes lumières
  • Correction automatique du vignettage
  • Cadence maxi : 6,3 ips
  • Rafale sur 16 vues RAW ou 60 Jpeg
  • Ecran de 3" (7,6 cm)
  • Capteur autofocus 9 collimateurs en croix (comme le 40D)
  • Système antipoussières
  • Visée sur écran (Liveview) avec détection des visages

Canon s'alignerait sur la définition des Pentax (Pentax K20d) et Sony (Sony A350) en APS-C. La question est donc évidemment celle de la qualité d'image (car sur ces format réduits, la densité de pixels se fait souvent aux dépends du bruit numérique). Mais on notera également l'arrivée d'un DIGIC 4 et étant donné la qualité de traitement du signal montrée par Nikon avec ses Nikon D3 et Nikon D700, on peut imaginer que Canon a de la marge pour compenser la densité de pixels et le bruit numérique par un traitement ad hoc (ce qui justifierait les 12800 isos annoncés)

A suivre évidemment, si l'information est confirmée!

Nouveau produit enligne

eudi 21 août 2008 à 14H08

Microsoft lance Photosynth

photosynth.gif

Les amateurs de photos ont désormais accès à un outil en ligne gratuit leur permettant de créer des environnements 3D.

Mis sur pied par une équipe de Microsoft Live Labs, Photosynth, lancé officiellement aujourd'hui, permet de créer des environnements panoramiques et 3D à partir d'une collection de photos d'un même lieu. Le logiciel identifie les pixels communs, recoupe les similarités et replace ces photos à l'endroit où elles ont été prises créant ainsi un environnement tridimensionnel dans lequel il est possible de faire de gros plans, d'avoir une vue d'ensemble ou panoramique.

Photosynth donne ainsi une nouvelle vie aux collections de photos prises d'un même endroit, mais offre également de nouvelles perspectives de navigation aux utilisateurs de Virtual Earth et pourrait également servir à développer des applications dans le domaine de l'immobilier ou du commerce en ligne.

National Geographic a notamment utilisé Photosynth pour un reportage sur Stonehenge, et une présentation vidéo du service de Microsoft montre comment de multiples prises de vues de la Basilique Saint-Pierre sont interprétées par Photosynth.



Photosynth nécessite le téléchargement d'un logiciel gratuit qui permet de prendre en charge jusqu'à 20 Go de photos Jpeg. Pour le moment, seuls les utilisateurs de Windows XP et Vista peuvent se servir de Photosynth.

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par Marc-André Brouillard

Henri-Cartier Bresson centenaire

Le centenaire d’Henri-Cartier Bresson, l’homme qui a su capter l’importance du moment éphémère

[22-08-2008 13:12 UTC] Par Václav Richter
Le père du photojournalisme Henri Cartier-Bresson est né, il y a juste un siècle, le 22 août 1908. Fidèle à l’appareil Leica, l’artiste légendaire a su saisir dans ses photos en noir et blanc d’innombrables drames humaines dans le monde entier et a marqué par sa griffe plusieurs générations de photographes. Parmi eux il y avait aussi l’historienne d’art tchèque Anna Fárová, qui a eu le privilège d’écrire, dans les années 1950, la première monographie de cet artiste.
Henri Cartier-Bresson cherchait à débarrasser sa vision du monde de tout artifice et chacune de ses photos peut être considérée comme un témoignage naturel et profond sur un moment de la vie. C’est en feuilletant la revue d’art Verve qu’Anna Fárová découvre ce photographe et c’est un coup de foudre. Elle l’évoquera beaucoup plus tard au micro de Magdalena Hrozínková :
«Dans cette revue, j'ai vu aussi pour la première fois une photo d'Henri Cartier-Bresson, 'La visite du cardinal Pacelli à Paris'. Elle m'a impressionnée. C'est une photo spontanée, de reportage, mais pour moi, elle ressemblait à une ancienne fresque monumentale. J'ai eu très envie de rencontrer l'auteur. Ce qui s'est fait en 1956, trois ans après la mort de Staline, quand on m'a rendu mon passeport et quand j'ai pu aller voir ma mère en France. Par l'intermédiaire de mes amis, j'ai donc pu rencontrer H. Cartier-Bresson. Je voulais juste lui dire mon admiration, parler un peu avec lui. Il était impressionné par le fait que je vienne d'un pays lointain, que je parle français, que je connaisse un peu la photographie... Il m'a offert quelques-unes de ses photos, des catalogues, il m'a expliqué toute sorte de choses...»
Anna Fárová apprécie non seulement le contenu ‘expressif, sensible et fort’ des photos de Cartier-Bresson, elle lui trouve encore une autre qualité qui le distingue des autres photographes. Il est, pour elle, aussi un compositeur accompli, artiste qui sait créer d’une façon magistrale, et avec rapidité, la composition parfaite de l’image. Elle réussit à éveiller la confiance de ce photographe qui n’aime pas être photographié et donner des interviews. Il met à la disposition de la jeune femme ses photos et lui permet d’écrire sur lui. Anna Fárová est donc autorisée à écrire la première monographie du célèbre capteur d’images. Le livre rédigé en tchèque paraît en 1958 aux éditions Odeon à Prague et retrace l’œuvre et la vie du photographe dans leur continuité :
«Il était fasciné par cette nouvelle formule – la monographie. On oublie qu'à ce moment-là, il était déjà célèbre, connu. Il avait publié des livres énormes, superbement imprimés. Mais jamais une monographie. C'était mon objectif - montrer l'évolution des photographes à travers des monographies jusqu'ici réservées aux peintres, sculpteurs, architectes... Décrire toutes les étapes de leur création, du début jusqu'à la maturité. Dans une monographie, toute la carrière de l'artiste est documentée, on y mentionne ses expositions, ses livres.»
Henri Cartier-Bresson aime beaucoup le livre d’Anna Fárová qui traduit pour lui le texte tchèque en français. Et c’est aussi un succès personnel pour son amie tchèque qui recevra des commandes pour écrire des monographies d’autres grands maîtres de la photo.